Chapitre du 6 juillet 2019 au Domaine de la Bégude.
20 juillet 2019
Les Agréables Divertissements de la Table ou les Règlements de l’Illustre Société des Frères et Sœurs de l’Ordre de Méduse.
24 juillet 2019

Le Commissaire de la Marine Jacques Vergier, prosateur et poète du siècle de Louis XIV, Illustre Chevalier de Méduse.

Communication de Monsieur Pierre Lasserre, Grand Légat de l’Ordre Illustre des Chevaliers de Méduse, à l’Académie du var le 21 mars 2019.

Monsieur le Président,
Messieurs les Présidents honoraires,
Chères consœurs, chers confères,
Mesdames, Messieurs,

De son vivant, Jacques Vergier, ce Commissaire de la Marine qui aimait écrire pour ses amis, n’avait pas songé à publier ses œuvres. Pourtant, après sa mort, survenue en 1720, ses contes ont continué à circuler largement sous forme de manuscrits tandis que ses chansons étaient sur toutes les lèvres.
Plusieurs années après son décès, ses œuvres furent enfin imprimées.
De 1726 à 1878, douze éditions portant sur l’ensemble ou une partie de son œuvre ont vu le jour en Europe.
Qui était donc ce Commissaire de la Marine, prosateur et poète, ami de la Fontaine, que Voltaire et de nombreux auteurs du 18
ème siècle ont volontiers célébré et qui demeure aujourd’hui si peu connu, pour ne pas dire complètement oublié ?
Qu’a-t-il donc écrit et que peut-on retenir de son œuvre ?

Jacques Vergier est né à Lyon le 3 Janvier 1655 d’Hugues Vergier, Maître cordonnier et de Perette Prot, sa femme. Ses parents le destinaient à l’état ecclésiastique et, dans ce dessein, il suivit un cours de théologie à la Sorbonne.
Ayant obtenu le grade de bachelier en théologie, il prit « le petit collet », devint l’abbé Vergier et, après avoir enseigné quelque temps la musique, il alla se placer comme précepteur chez Monsieur Barthélemy d’Hervart, financier extrêmement riche, autrefois Contrôleur Général des Finances.
L’obtention de ce poste de précepteur dans une famille si influente et si proche du pouvoir fut la grande chance de Jacques Vergier.
Aimable, enjoué, vif et galant, l’abbé sut plaire et lorsque son élève, Anne d’Hervart, Conseiller au Parlement et Maître des Requêtes aux Conseils, épousa en 1686 Françoise de Bretonvilliers, il lui fut demandé de manière instante de rester le familier de cette maison, où la compagnie était d’une extrême qualité.
On y rencontrait de nombreux poètes et notamment Jean de la Fontaine, alors dans la plénitude de son art, qui habitait toujours chez Madame de la Sablière mais fréquentait assidument le salon des d’Hervart.
Des liens d’amitié s’établirent entre La Fontaine et Vergier qui s’initia, au contact du Maître, aux joies de la composition poétique et s’essaya avec bonheur dans l’art de la fable et du conte.
On rencontrait également dans l’Hôtel d’Hervart des membres de la Haute Administration, dont un certain Monsieur d’Husson, Chevalier de Bonrepaus, Intendant de la Marine, qui, en octobre 1688, fit entrer Vergier dans l’administration de la Marine en qualité d’écrivain principal à l’arsenal du Havre.
Il fut nommé Commissaire ordinaire en 1690 et affecté au Port de Brest. C’est à Brest que Vergier entra dans l’Ordre Illustre des Chevaliers de Méduse qui devait lui inspirer un grand nombre de ses lettres, parodies musicales et chansons de table.
En 1693, il rejoint Rochefort puis, deux ans plus tard, il est affecté au Port de Dunkerque où il demeurera pendant 20 ans. Il ne quittera ce port qu’en 1714 pour prendre, à l’âge de soixante ans, sa retraite de Commissaire de la Marine.
Pendant ces vingt années d’affectation à Dunkerque où il exerça différentes fonctions administratives sous les ordres de l’Intendant, il se vit confier ponctuellement plusieurs missions importantes, que ce soit auprès de Jacques II, le Roi d’Angleterre déchu, auprès du Duc d’Aumont, Ambassadeur du Roi Louis XIV à Londres ou auprès de Jean Bart en qualité de Commissaire de son escadre. Il fut également en 1700 le premier Président de la Chambre de Commerce de Dunkerque, fonction qu’il occupa sans discontinuer jusqu’en 1715.
Ces missions ponctuelles eurent toutes une forte incidence sur son inspiration poétique.
La correspondance qu’il a adressée aux Ministres de la Marine successifs et tout particulièrement à Jérôme de Pontchartrain alors même que ce dernier n’était que Secrétaire d’Etat survivancier, est intéressante sur le plan littéraire. Lorsqu’il voulait délasser son interlocuteur, Vergier allait jusqu’à composer des épitres en vers pour traiter des affaires du service car, comme l’écrit Adolphe van Bever « Il savait, si j’ose dire, pincer les cordes de la lyre avec la plume des bureaux »
Après avoir vendu sa charge de Commissaire de la Marine, Vergier se fixa à Paris au début de l’année 1715.

Resté célibataire, il y mena la vie mondaine qu’il affectionnait, fréquentant les cercles littéraires et réunissant régulièrement ses amis pour sacrifier avec eux aux agréables divertissements de la table.

En 1719, Vergier présenta le recueil de ses poésies et de ses chansons à Philippe d’Orléans, Régent de France en l’accompagnant de la fable « les Hommages ». Cet envoi lui valut une pension supplémentaire dont il ne put malheureusement jouir bien longtemps.

Dans la nuit du 22 au 23 Août 1720, venant de dîner chez une de ses amies, Madame de Fontaines et cheminant seul et sans lumière, Vergier fut assassiné au coin de la rue du Bout du Monde, par trois personnes masquées. Cette mort tragique eut un grand retentissement à Paris et les hypothèses émises sur les raisons de sa mort furent nombreuses.
En fait, on sut plus tard que l’auteur de cet assassinat était un voleur connu sous le nom de Chevalier le Craqueur, qui avait attaqué Vergier avec deux complices, tous trois appartenant à la bande du fameux Cartouche. Son dessein était de voler Vergier mais il en fut empêché par un carrosse qui passa alors qu’ils tuaient leur victime.
Le Chevalier Le Craqueur fut rompu vif à Paris, le 10 Juin 1722.

A sa mort, Jacques Vergier laissait une œuvre littéraire relativement importante. Dans l’édition d’Amsterdam de 1742, ses œuvres occupent plus de mille pages.
Vergier s’est essayé dans presque tous les genres : des fables, des contes, des lettres, en prose et en chanson, des épitres en vers et en prose, des chansons, des chansonnettes, des parodies musicales, des billets en vers et de très nombreux poèmes, qu’il s’agisse d’épithalames, de madrigaux ou d’élégies.
L’accueil réservé par le public aux œuvres de notre auteur au gré des éditions successives a été très favorable.
Vergier est bien dans l’air de son temps : ses fables et surtout ses contes ont été très appréciés par ceux qui en ont eu connaissance et qui constituent autour de lui un groupe d’admirateurs fervents et inconditionnels, tel le Duc d’Aumont qui n’hésitait pas à lui écrire en décembre 1712 « je ne peux m’empêcher de vous dire que je n’ai rien vu encore de si aimable et de si gracieux que l’ouvrage que vous m’adressez » .
Par ailleurs, ses parodies musicales et ses chansons lui ont valu un vrai succès populaire.
C’est ce que résume Brossette, en écrivant en 1722, soit deux ans après la mort de l’écrivain « on m’a envoyé depuis peu une copie manuscrite des œuvres de Monsieur Vergier, des pièces tant en prose qu’en vers et surtout des contes qui sont tournés avec beaucoup de naïveté et de délicatesse mais ce que j’estime beaucoup plus, c’est le manuscrit original de toutes les parodies et chansons de table du même auteur ».
-Vergier est l’auteur d’une trentaine de contes et d’une vingtaine de fables qui ont été écrites dans l’esprit des contes et des fables de La Fontaine, ce qui a fait dire à Voltaire, dans son catalogue des écrivains français du siècle de Louis XIV, que Vergier « était à l’égard de La Fontaine , ce que Campistron était à Racine, imitateur faible mais naturel ».
Or, l’intention de Vergier n’était pas d’imiter La Fontaine, même si, ayant vécu dans une grande proximité intellectuelle avec le grand fabuliste, il ne pouvait nier son influence. Il s’en explique dans le conte intitulé « le mal d’aventure » :

« Sur les traces de La Fontaine,
Je n’ai point prétendu marcher ;
Si par hasard je puis en approcher,
J’obtiendrai cet honneur, sans dessein ni sans peine….
La Fontaine a fort bien conté,
Il s’est acquis une gloire immortelle ;
Qu’on me mette au-dessous, qu’on me mette à coté,
Je ne veux point de parallèle. »

Les contes de Vergier, comme ceux de La Fontaine, ont eu un large succès parce qu’ils relèvent de la culture populaire et qu’ils n’ont d’autre but que de susciter le rire par une violation contrôlée des interdits.
Ils sont souvent, par leur inspiration, très différents les uns des autres : il en est de gais, comme le conte «  le procurateur de Saint Marc », il en est de tendres ou de malicieux comme le conte « la couche », il en est surtout de scabreux – « le mal d’aventure », « la fille violée »… et, comme l’écrit Van Bever, il en est même de moraux.
Jean François La Harpe a écrit que, parmi les écrivains nés dans le même siècle que la Fontaine et qui se sont exercés après lui dans le genre du conte, on n’en peut distinguer que deux : « Vergier et Senecé.»
Comparés aux contes de la Fontaine, les contes de Vergier sont tout aussi licencieux mais témoignent d’une gaité naïve qui leur est propre et qui ne nuit jamais à la poésie de l’expression. Ils sont certes moins bien construits et moins bien rédigés que les contes du Maître et on peut déplorer un style parfois négligé et une versification souvent simpliste.
Vergier reconnaissait bien volontiers ce manque de soins poétiques et n’hésitait pas à écrire ceci dans son épitre au Duc d’Aremberg :

« Vers que nous versons partout,
Et que peu de gens écoutent,
Ne nous coûtent rien du tout ;
Et valent moins qu’ils ne coûtent :
C’est, comme ce que j’écris,
Prose au pouce mesurée
Ou dans espaces prescrits
Rime est par force tirée ; »

Il faut toujours se souvenir que Vergier écrivait seulement pour charmer ses correspondants dans l’instant d’une lettre et non en vue d’une publication littéraire. Et le charme était tel que ses correspondants insistaient pour qu’il écrive d’avantage encore et surtout plus souvent :

-Ainsi Jérôme de Pontchartrain le 26 Mars 1693 : « Ecrivez moi donc souvent des lettres fort longues et fort peu sérieuses, envoyez moi tout ce que vous avez fait et tout ce que vous ferez de nouveau … » Toujours de Jérôme de Pontchartrain, le 15 Mai 1693 : « Si je n’appréhendais de vous fatiguer, je vous taxerais de deux lettres par semaine. Il n’importe pas de quoi elles traitent : Contes, Madrigaux etc. Tout m’est bon pourvu qu’il me vienne de votre part. »

On comprend qu’à ce rythme, il était difficile à Jacques Vergier de soigner ses vers. Mais lorsqu’il s’appliquait ou que la profondeur de ses sentiments le conduisait à un véritable lyrisme, il savait composer des vers fort beaux tels ceux, aux accents cornéliens, qu’il a écrits à la vue des démolitions du Port de Dunkerque imposées par la Traité d’Utrecht :

« Je les ai vu ces forts audacieux,
Braver Neptune et menacer les Cieux ;
Je les ai vus de cent bouches fatales,
Du Dieu tonnant redoutables rivales,
Vomir, lancer cent foudres à la fois..»

Vergier sait également, quand il est inspiré, faire porter par ses vers de belles images poétiques.
Ainsi dans le Conte intitulé « La Couche », adressé en 1696 à Jérôme de Pontchartrain, il écrit ces vers qui traduisent mieux qu’un long discours la triste réalité d’un combat naval, en l’occurrence celui qu’il vient de vivre avec Jean Bart.

« Par feu, par fer tant avons travaillé,
Que des deux parts plusieurs sont morts aux peines,
Et sont gisants au ventre des baleines ».
Si les poèmes, les contes et les fables de Vergier ont été appréciés de son vivant par un public choisi appartenant surtout à la haute société, ses parodies musicales et ses chansons ont connu un très large succès auprès d’un public essentiellement populaire.
Rappelons que la parodie musicale est l’adaptation d’un texte différent du texte initial à une mélodie ou à une pièce musicale connue.
Une quarantaine de parodies sont parvenues jusqu’à nous ainsi qu’une vingtaine de lettres en chanson et plus de soixante-dix chansons ou chansonnettes.
Les chansons et les parodies de Vergier sont faites pour être chantées soit sur des airs populaires traditionnels, soit sur un air d’opéra, essentiellement ceux de Lully, bien connus du public de l’époque.
Les chansons et parodies de Jacques Vergier ont connu un succès d’ampleur nationale au 17ème siècle et ce succès est attesté par ses contemporains :

« Personne n’a égalé Vergier pour ses parodies » nous dit Piganiol de la Force « Les vers et les airs sont tellement faits les uns pour les autre qu’on croirait que le musicien aurait aussi fait les paroles ou que le poète aurait fait la musique ».

Jérôme de Pontchartrain lui écrit le 11 Septembre 1694 « J’ai entendu chanter avec plaisir, à Brest, votre chanson dans nos vaisseaux. On dit que vous l’avez faite impromptue. »
Et on lit dans l’introduction des Œuvres de Jacques Vergier de l’édition d’Amsterdam de 1742 que « tous les savants sont prévenus que Vergier a excellé dans le genre parodique, c’est-à-dire dans la manière d’ajuster des paroles à des airs….Ces parodies ont fait dans leur temps le plaisir de la Cour et des villes ».

Comment expliquer un tel succès ?
D’abord parce que la Musique sous l’ancien régime, tenait une place très importante dans la vie des Français, le chant étant alors un élément essentiel de la culture.
Ensuite parce que Vergier était mélomane et avait des connaissances musicales.
Enfin parce que parmi les chants favoris du public à cette époque, on trouve les airs populaires traditionnels, les airs religieux mais aussi les airs d’opéra, essentiellement les Opéra de Lully comme nous l’avons déjà dit.
En 1732, Evrard Titon du Tillet (25) a expliqué cela très clairement dans le Parnasse français : «  les chants de Lully sont si naturels et si insinuants que pour peu qu’une personne ait du goût pour la musique et ait l’oreille juste, elle les retient facilement à la quatrième et cinquième fois qu’elle les entend ; ainsi les personnes de distinction et le peuple chantoient la plupart des airs de ses opéra…….On dit que Lully était charmé de les entendre chanter sur le Pont-neuf et au coin des rues avec des couplets de paroles différents de celles de l’Opéra».
Parmi les chansons de Vergier, les parodies bachiques et les chansons de table méritent une mention particulière tant elles ont été appréciées par tous de son vivant. Ainsi, peu de temps après la mort de Vergier, Jean-Baptiste Rousseau écrivait ceci à Brossette :

« Nous n’avons peut être rien dans notre langue où il y ait plus de naïveté, de noblesse et d’élégance que ses chansons de table ….qui pourrait le faire passer à bon droit pour l’Anacréon français.»
Et Brossette d’acquiescer et de citer la parodie numéro LXXI comme étant parfaitement digne d’avoir été composée par Anacréon :
« Quel feu, quelle ardeur me dévore
Depuis que ta main m’a versé jeune Flore,
Ce vin dont mon goût est charmé ;
D’un verre à moitié plein ma raison se renverse,
Non ce n’est pas du vin que tu me verses
C’est l’amour même en liqueur transformé.»

Un tel engouement pour les chansons de table ne se comprend aujourd’hui qu’en rappelant l’importance sociale des réunions bachiques dont la vogue fut si grande au 17ème et au 18 siècle, où chaque convive était tenu de fournir son écot, c’est-à-dire sa chanson.
Vergier était très à l’aise dans cet exercice, ce qui lui avait valu d’être élu Prieur de la province de Dunkerque de l’Ordre Illustre des Chevaliers de Méduse, société bachique qui rassemblait officiers et notables des Ports militaires de France. Il occupait également les fonctions de Grand Chancelier et il rédigea la plupart des chansons du répertoire de l’Ordre.
Voici, à titre d’illustration, une petite chanson sans prétention, répertoriée sous le numéro XXVIII qui, je le rappelle, n’a pas été écrite pour être lue et dont le charme originel serait pleinement restitué si elle était chantée sur l’air du ballet de Lully « le triomphe de l’Amour et de Bacchus » que Vergier avait prévu pour elle .

« A Copernic, c’est trop faire la guerre ;
Qu’il ait raison ou qu’il ne l’ait pas,
Faut-il choisir le temps de ce Repas
Pour démêler ce docte embarras ?
Que nous tournions sans cesse avec la Terre ;
Que le Soleil tourne sans fin,
Cela doit peu donner de chagrin
Pourvu qu’enfin l’un et l’autre
Tournant produisent le Raisin ;
Pourvu qu’enfin l’un et l’autre
En tournant nous donne du Vin ».

Au terme de cette communication, on peut retenir que Jacques Vergier a été un prosateur et un poète original du siècle de Louis XIV. Il ne s’est pas classé parmi les plus grands mais il a été, pour la littérature du 17ème siècle ce qu’en peinture, on appelle volontiers un petit Maître. Il est toutefois un domaine dans lequel le petit Maître s’est imposé comme étant le plus doué de sa génération, celui des parodies musicales et des chansons de table.
Vergier est avant tout le poète qui, aimant la musique, a écrit sur des airs d’opéras de son époque de ravissantes chansons qu’on chantait aussi volontiers à la cour de Versailles que sur le Pont-Neuf à Paris ou dans les Provinces du Royaume de France.
Voilà donc ce qu’il nous faut retenir de lui en priorité, en déplorant que notre connaissance en soit malheureusement très partielle dès lors que ses œuvres ne sont plus chantées sur l’air qui a inspiré leur auteur.
Séparées du chant, ces parodies perdent en effet de leur intérêt. C’est pourquoi certains, dès le 18
ème siècle, auraient souhaité que les partitions correspondant à chaque parodie soient imprimées avec le texte pour que celles-ci soient chantées facilement. Cette proposition n’a pas été retenue mais au fil des éditions des œuvres de Vergier, l’habitude a été prise d’indiquer à la tête de chaque pièce l’acte et la scène de l’Opéra d’où l’air était tiré.
Voilà une bonne nouvelle car cette indication est de nature à faciliter la tâche de ceux qui souhaiteraient restituer tout l’éclat de ces parodies et de ces chansons en les faisant chanter aujourd’hui comme on les chantait au siècle de Louis XIV.
Nous sommes quelques-uns à souhaiter nous lancer dans cette aventure et ceux qui voudraient se joindre à nous sont les bienvenus.
Ce serait là un bel hommage à rendre à Jacques Vergier, poète original et attachant du siècle de Louis XIV, qui était par ailleurs le poète attitré de l’Illustre Société des Chevaliers de Méduse, laquelle compte, je le rappelle, parmi les « ancêtres » de l’Académie du Var.
Je vous remercie.

Jacques Vergier (1655 – 1720)

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